Comprendre le crédit
Centrale des crédits aux particuliers : ce que la BNB sait de vous
Avant de vous accorder le moindre crédit, un prêteur belge est obligé d'ouvrir un fichier qui ne lui appartient pas : la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale. Fin 2024, elle contenait 10 062 822 contrats au nom de 6 079 119 personnes — 64 % des adultes du pays. On l'appelle couramment « la liste noire de la BNB », ce qui décrit mal son fonctionnement : elle enregistre d'abord les crédits sains, et un seul euro n'y suffit pas à vous faire basculer. Voici ce qu'elle contient réellement, à partir de quel montant un retard y entre, combien de temps les lignes y restent, et les quatre manières gratuites de lire votre propre dossier.
Un fichier qui recense presque deux adultes sur trois
La Centrale est opérationnelle depuis 1987, mais elle n'a pris sa forme actuelle qu'en 2003 : depuis la loi du 10 août 2001, elle enregistre tous les crédits à la consommation et crédits hypothécaires conclus par des personnes physiques à des fins privées, qu'il y ait ou non un retard de paiement[1]. L'enregistrement n'est pas la sanction d'un incident : c'est la règle, dès la signature.
La photographie officielle au 31 décembre 2024, publiée par la Banque nationale[2] :
| Situation fin 2024 | Nombre | Part |
|---|---|---|
| Contrats enregistrés dès leur conclusion | 10 062 822 | — |
| dont crédits à la consommation | 6 694 376 | 66,5 % |
| dont crédits hypothécaires | 3 368 446 | 33,5 % |
| Personnes avec au moins un crédit | 6 079 119 | 64,0 % des majeurs |
| Personnes avec au moins un crédit à la consommation | 4 911 277 | 51,7 % des majeurs |
| Personnes avec au moins un crédit défaillant | 248 464 | 2,6 % des majeurs |
Deux enseignements, souvent inversés dans les conversations de comptoir. D'abord, être « dans le fichier de la BNB » est le cas général : un adulte sur deux y a au moins un crédit à la consommation en cours. Ensuite, la part réellement en difficulté est bien plus réduite — 2,6 % des majeurs — et elle recule : elles étaient 315 165 fin 2020, elles sont 248 464 fin 2024.
Volet positif, volet négatif : deux fichiers sous un même toit
La confusion vient de là. La Centrale est scindée en deux parties qui n'ont ni le même contenu ni les mêmes conséquences.
Le volet positif : vos engagements en cours
Il contient tous les contrats enregistrés dès leur conclusion. Pour chacun : le type de crédit, le montant, la durée, le prêteur déclarant, l'identité des emprunteurs. C'est ce volet qui permet au prêteur de voir ce que vous remboursez déjà ailleurs — et donc d'éviter le crédit « de trop ». Au 31 décembre 2024, le détail des crédits à la consommation se répartissait ainsi : 4 447 157 ouvertures de crédit (44,2 % de l'ensemble des contrats), 2 129 418 prêts à tempérament (21,2 %) et 117 801 ventes à tempérament (1,2 %).
Le poids des ouvertures de crédit — réserves d'argent, facilités de carte, découverts autorisés — surprend souvent : elles sont deux fois plus nombreuses que les prêts à tempérament classiques. Chacune occupe une ligne du fichier, même si elle n'est pas utilisée, et chacune pèse donc dans l'analyse d'une nouvelle demande.
Le volet négatif : les défauts de paiement
Il enregistre les retards qui franchissent les critères légaux, sur les contrats du volet positif mais aussi — c'est la nouveauté de 2024 — sur d'autres instruments. Fin 2024, il comptait 350 392 défauts de paiement en cours sur les contrats du volet positif, dont 330 724 sur des crédits à la consommation (94,4 %), pour un arriéré total de 2,36 milliards d'euros.
Rapporté au nombre de contrats, le taux de défaillance révèle un contraste net selon le produit :
| Type de contrat | Contrats défaillants | Part des contrats du type | Arriéré moyen |
|---|---|---|---|
| Prêt à tempérament | 146 564 | 6,9 % | 7 645 € |
| Ouverture de crédit | 151 531 | 3,4 % | 1 943 € |
| Vente à tempérament | 32 629 | 27,7 % | 662 € |
| Crédit hypothécaire | 19 668 | 0,6 % | 47 133 € |
| Tous contrats | 350 392 | 3,5 % | 6 746 € |
Les ouvertures de crédit défaillent moins souvent en proportion, et pour des montants quatre fois plus faibles — mais elles représentent malgré tout le plus grand nombre de défauts en valeur absolue, simplement parce qu'il en existe beaucoup. La vente à tempérament, elle, est un produit en voie d'extinction (32 661 nouveaux contrats en 2024 contre 82 180 en 2022) dont le stock résiduel concentre une proportion élevée d'incidents anciens.
Depuis 2024, on peut y entrer sans avoir jamais emprunté
C'est le changement le plus mal connu, et il concerne des gens qui n'ont souscrit aucun crédit. La loi du 31 juillet 2023 a élargi le périmètre de collecte au 1er janvier 2024[3]. Deux ajouts comptent pour un particulier :
- Le découvert non autorisé sur un compte de paiement auquel aucun crédit n'est lié. Vous n'avez pas de réserve d'argent, pas de facilité de découvert convenue, et votre compte passe pourtant en négatif : ce découvert est désormais enregistré au volet négatif dès qu'il dépasse 100 € et qu'il n'est pas remboursé dans les délais prévus par la loi.
- Les petites facilités de découvert. Les facilités remboursables en un mois dont le montant dépasse 1 250 € entrent maintenant au volet positif dès leur conclusion ; en dessous de ce montant, elles n'apparaissent qu'en cas de défaut supérieur à 50 €.
L'effet est déjà mesurable : fin 2024, 40 204 personnes (0,4 % des majeurs) étaient enregistrées pour un découvert non autorisé, pour 39 814 découverts et un arriéré moyen de 1 526 €. Et 50 863 personnes supplémentaires l'étaient au titre de contrats qui ne sont enregistrés qu'en cas de défaut. Ces chiffres ne couvrent que huit mois d'application, et aucune série antérieure n'existe pour comparaison.
À partir de quand un retard devient un défaut enregistré
Un paiement en retard d'une semaine n'entre pas dans le fichier. Les critères sont fixés par la réglementation et ne laissent aucune marge d'appréciation au prêteur[4].
Prêt à tempérament, vente à tempérament, crédit-bail
Le défaut est enregistré dans l'un des trois cas suivants : trois montants de terme n'ont pas été payés à leur échéance ou l'ont été incomplètement ; un montant de terme échu n'a pas été payé durant trois mois ou l'a été incomplètement ; ou les montants restant à échoir sont devenus immédiatement exigibles (déchéance du terme).
Ouverture de crédit et carte
Le défaut est enregistré lorsqu'un montant en capital ou de coût total arrivé à échéance n'a pas été remboursé dans un délai de trois mois ; lorsque le capital est devenu entièrement exigible et n'a pas été remboursé ; ou lorsque le montant total à rembourser ne l'a pas été dans le mois suivant l'expiration du délai de zérotage.
Le seuil des 50 €
Dans tous les cas, le premier enregistrement doit porter sur un montant supérieur à 50 €. Ce plancher a été relevé de 25 à 50 € par l'arrêté royal du 16 décembre 2018. En dessous, pas de ligne au volet négatif — ce qui n'empêche ni les rappels, ni les frais, ni la résiliation du contrat. Nous détaillons l'enchaînement complet dans notre article sur ce qui se passe quand une mensualité n'est pas payée.
Deux garanties accompagnent cet enregistrement, et elles sont trop peu utilisées. La mention de l'enregistrement figure obligatoirement dans le texte de votre contrat de crédit, et vous êtes personnellement informé par lettre lors du premier enregistrement d'un défaut de paiement à votre nom. En 2024, la Banque nationale a envoyé 109 626 lettres de cet avis légal, contre 72 547 en 2023 — une hausse de 51 % qui s'explique en grande partie par l'élargissement du périmètre. Cette lettre n'est pas une formalité : c'est le signal qu'il reste une fenêtre pour régulariser avant que le délai de dix ans ne commence à courir pour de bon.
Combien de temps les données restent — et pourquoi personne ne peut l'accélérer
L'effacement est automatique à l'échéance du délai réglementaire. Aucune démarche n'est à faire, et aucun intermédiaire ne peut l'avancer.
| Situation | Durée de conservation |
|---|---|
| Crédit remboursé sans incident | effacé au plus tard 3 mois et 8 jours après la fin du contrat |
| Défaut de paiement régularisé | 1 an à compter de la régularisation |
| Défaut de paiement non régularisé | 10 ans à compter du premier enregistrement du défaut |
Trois conséquences concrètes. La régularisation est de loin le levier le plus puissant : elle ramène dix ans à un an. Le délai de dix ans court depuis le premier enregistrement, pas depuis le dernier impayé — attendre ne fait donc jamais « repartir le compteur » à zéro, mais un nouveau défaut survenant après l'expiration du délai ouvre, lui, une nouvelle période de dix ans. Enfin, une offre commerciale promettant un « déblocage » ou un « défichage » contre paiement ne décrit aucune procédure existante.
Même logique du côté du volet positif, et elle se retourne contre une intuition répandue : la Centrale ne contient que des informations relatives aux contrats en cours. Vos crédits soldés disparaissent. Il n'existe donc pas d'historique de crédit consultable en Belgique, et dix ans de remboursements impeccables ne constituent pas un actif que vous pourriez présenter à un nouveau prêteur.
Publicité
La règle des 1 000 € : quand le crédit devient juridiquement impossible
C'est le point que les candidats emprunteurs découvrent le plus tard, souvent après un refus inexpliqué. Depuis le 1er avril 2015, en vertu du livre VII du Code de droit économique, un consommateur ne peut plus conclure de contrat de crédit lorsqu'il est enregistré à la Centrale pour un montant total d'arriéré de plus de 1 000 € dans le cadre d'un ou plusieurs crédits à la consommation ou crédits hypothécaires à destination mobilière[5].
Ce n'est pas une politique de risque propre à un établissement : c'est une interdiction légale, identique chez tous les prêteurs, et aucun intermédiaire de crédit ne peut en dispenser. En dessous de 1 000 €, le prêteur retrouve sa liberté d'appréciation — un arriéré enregistré reste alors un signal très défavorable, mais pas une impossibilité.
L'arriéré moyen par contrat défaillant est de 6 746 € toutes catégories confondues, et de 7 645 € pour un prêt à tempérament : la plupart des dossiers défaillants se situent donc largement au-dessus du seuil. À l'inverse, l'arriéré moyen sur une ouverture de crédit (1 943 €) ou sur un découvert non autorisé (1 526 €) place ces situations juste au-delà de la limite — c'est-à-dire dans la zone où une régularisation ciblée de quelques centaines d'euros peut rouvrir l'accès au crédit. Lorsque plusieurs crédits coexistent sans arriéré mais pèsent trop lourd, c'est l'arbitrage du regroupement de crédits qui se pose, avant que les retards ne surviennent.
Avant de déposer une demande, mesurez votre charge réelle
Taux d'endettement, capacité d'emprunt, tableau d'amortissement : les mêmes calculs que ceux du prêteur.
Consulter son dossier : quatre voies, toutes gratuites
Le droit d'accès gratuit et personnel aux données enregistrées à son nom est l'une des quatre garanties prévues par la réglementation. Les Belges s'en servent de plus en plus : 1 409 990 consultations en 2024, contre 882 883 en 2023, soit une hausse de 60 % en un an. La voie en ligne écrase désormais toutes les autres, avec 97,7 % des demandes.
| Voie | Ce qu'il faut | Part des consultations 2024 |
|---|---|---|
| En ligne, sur le site de la Banque nationale | carte d'identité électronique (eID) ou itsme | 97,7 % |
| Par courrier | lettre signée + photocopie de la carte d'identité, adressée à la Banque nationale de Belgique, Centrale des crédits aux particuliers, boulevard de Berlaimont 14, 1000 Bruxelles | 1,5 % |
| Au guichet de la Banque nationale | carte d'identité, boulevard de Berlaimont 18 à Bruxelles | 0,8 % |
| Par e-mail | demande signée + copie recto-verso de la carte d'identité | compris dans les voies ci-dessus |
La consultation est strictement personnelle : nul ne peut interroger la Centrale à votre place, à l'exception des personnes habilitées par la loi — médiateurs de dettes, avocats et administrateurs, sous conditions. Un prestataire qui propose d'obtenir votre relevé pour vous, à plus forte raison contre rémunération, sort du cadre légal.
Le relevé reçu vous dira ce que voit le prêteur, ni plus ni moins. C'est l'étape qu'on recommande avant toute demande de crédit, et pas après un refus : elle coûte zéro euro, prend quelques minutes, et elle écarte la cause de refus la plus fréquente parmi celles que l'on peut corriger seul — un arriéré oublié, une ouverture de crédit jamais résiliée, ou une ligne qui ne devrait plus être là.
Faire rectifier une donnée erronée
La quatrième garantie réglementaire est le droit de rectification : toute personne enregistrée peut demander la correction de ses données si elles s'avèrent erronées. La Banque nationale n'est cependant pas l'auteur de ces données — elle les reçoit des prêteurs déclarants, qui restent responsables de leur exactitude. Une rectification se demande donc à l'organisme qui a déclaré la ligne, lequel doit transmettre la correction à la Centrale.
Trois erreurs reviennent régulièrement : un crédit soldé qui apparaît toujours comme en cours, un défaut régularisé dont la date de régularisation n'a pas été transmise, et un contrat enregistré au nom d'un co-emprunteur qui s'est désolidarisé. Dans chacun de ces cas, la trace fausse produit exactement le même effet qu'une trace fondée, y compris au regard du seuil de 1 000 €. En cas de désaccord persistant avec le prêteur, le médiateur du secteur financier belge est compétent pour les litiges entre un consommateur et un établissement de crédit.
Cinq idées fausses à écarter
- « C'est une liste noire tenue par les banques. » Non : le fichier est tenu par la Banque nationale, un prêteur ne peut qu'y déclarer et le consulter, et ses données ne peuvent pas être utilisées à des fins de prospection commerciale.
- « La BNB me donne un score de crédit. » Non. La Centrale transmet des faits — contrats, montants, arriérés — et aucune note. L'évaluation de solvabilité est faite par le prêteur, qui doit par ailleurs l'appuyer sur d'autres éléments que le seul fichier.
- « Mes dettes d'énergie, de télécom ou d'impôts y figurent. » Non. Le périmètre de la Centrale couvre les crédits, les instruments assimilés définis par la loi et les découverts sur compte de paiement. Les factures impayées d'un fournisseur relèvent d'autres mécanismes de recouvrement.
- « Un seul retard et c'est fini. » Non : il faut franchir les critères légaux, et le premier enregistrement doit porter sur plus de 50 €.
- « Je peux payer pour être défiché. » Non. L'effacement est automatique au terme du délai réglementaire. Le seul levier réel est la régularisation, qui ramène la conservation de dix ans à un an.
Un dernier chiffre pour situer l'ampleur du dispositif : en 2024, les prêteurs ont effectué 7 315 361 consultations individuelles et interrogé 10 512 876 personnes par consultations groupées. Le fichier n'est pas un recours exceptionnel ; c'est un passage obligé, avant chaque conclusion et chaque modification de contrat de crédit. La Centrale enregistre aussi, depuis 1999, les règlements collectifs de dettes : 49 275 dossiers y figuraient fin 2024, dont 26 164 plans de règlement amiable.
Trois réflexes avant une demande de crédit
- Consultez votre dossier d'abord. C'est gratuit, c'est en ligne avec itsme, et vous lirez exactement ce que lira le prêteur. Faire l'inverse — demander, se faire refuser, chercher pourquoi — coûte du temps et laisse des traces de demandes multiples.
- Résiliez les ouvertures de crédit que vous n'utilisez pas. Chacune occupe une ligne du volet positif tant que le contrat court, même avec un solde à zéro, et pèse dans l'appréciation d'une nouvelle demande. Avec 4,4 millions de lignes de ce type dans le pays, le cas est tout sauf marginal.
- Régularisez par ordre d'effet, pas par ordre de montant. Au-dessus de 1 000 € d'arriéré total enregistré, aucun nouveau crédit n'est légalement possible. Ramener le total sous ce seuil change la nature du refus : d'interdiction, il redevient appréciation.
Et si le refus est déjà tombé, il vaut la peine d'en identifier le motif exact : tous ne relèvent pas de la Centrale, et les causes d'un crédit refusé comme les possibilités qui subsistent en cas d'enregistrement négatif n'ont pas les mêmes issues.
Comment savoir si je suis fiché à la Banque nationale ?
En consultant vous-même votre dossier à la Centrale des crédits aux particuliers, gratuitement. Quatre voies existent : en ligne sur le site de la Banque nationale avec votre carte d'identité électronique ou itsme, par e-mail avec une demande signée et une copie recto-verso de votre carte d'identité, par courrier signé adressé à la Banque nationale de Belgique, Centrale des crédits aux particuliers, boulevard de Berlaimont 14, 1000 Bruxelles, ou au guichet. En 2024, les particuliers ont effectué 1 409 990 consultations, dont 97,7 % par internet.
À partir de quel montant un retard de paiement est-il enregistré ?
Le premier enregistrement d'un défaut de paiement sur un contrat de crédit doit porter sur un montant supérieur à 50 €. Ce seuil a été porté de 25 à 50 € par l'arrêté royal du 16 décembre 2018. Pour un découvert non autorisé sur un compte de paiement auquel aucun crédit n'est lié, le seuil est de 100 € depuis le 1er janvier 2024.
Combien de temps reste-t-on enregistré à la Centrale des crédits aux particuliers ?
Un crédit remboursé sans incident est effacé au plus tard trois mois et huit jours après la fin du contrat. Un défaut de paiement régularisé reste un an à compter de la date de régularisation. Un défaut non régularisé reste dix ans à compter de la date du premier enregistrement du défaut. L'effacement est automatique : il n'y a aucune démarche à faire et aucun intermédiaire ne peut l'accélérer.
Un arriéré enregistré empêche-t-il d'obtenir un nouveau crédit ?
Au-delà d'un certain montant, oui, et ce n'est pas une politique commerciale mais une interdiction légale. Depuis le 1er avril 2015, un consommateur ne peut plus conclure de contrat de crédit lorsqu'il est enregistré à la Centrale pour un montant total d'arriéré supérieur à 1 000 € dans le cadre d'un ou plusieurs crédits à la consommation ou crédits hypothécaires à destination mobilière. En dessous de ce seuil, le prêteur garde sa liberté d'appréciation.
La Centrale contient-elle mes anciens crédits remboursés ?
Non. La Centrale ne contient que des informations relatives aux contrats en cours et aux défauts encore dans leur délai de conservation. Les crédits intégralement remboursés et clôturés depuis plus de trois mois et huit jours en sont effacés : il n'existe donc pas d'historique de crédit consultable en Belgique, et un bon historique de remboursement ne constitue pas un actif opposable à un prêteur.
[1] Historique et champ d'application : loi du 10 août 2001 relative à la Centrale des crédits aux particuliers, reprise depuis 2014 dans le livre VII « Services de paiement et de crédit » du Code de droit économique ; arrêté royal du 23 mars 2017 réglementant la Centrale, modifié par l'arrêté royal du 24 septembre 2023.
[2] Tous les chiffres de situation et de flux cités proviennent de la brochure officielle « Statistiques — Centrale des crédits aux particuliers 2024 » de la Banque nationale de Belgique (date d'extraction des données : 4 février 2026), tableaux 1.1 à 1.9, 6, 7 et 8. Situation au 31 décembre 2024. Les parts rapportant les contrats défaillants au nombre de contrats du même type (6,9 %, 3,4 %, 27,7 %, 0,6 %, 3,5 %) sont calculées par la rédaction d'après les tableaux 1.1 et 1.3 de cette même brochure.
[3] Élargissement du périmètre de collecte au 1er janvier 2024 : loi du 31 juillet 2023 — facilités de découvert remboursables en un mois de plus de 1 250 € au volet positif, défauts sur facilités de 1 250 € ou moins enregistrés au-delà de 50 €, découverts non autorisés sur un compte de paiement non lié à un crédit enregistrés au-delà de 100 €.
[4] Critères d'enregistrement des défauts de paiement et seuil de première inscription : notice méthodologique de la brochure précitée, § 1.2 ; relèvement du seuil de 25 à 50 € par l'arrêté royal du 16 décembre 2018.
[5] Interdiction de conclure un contrat de crédit au-delà de 1 000 € d'arriéré total enregistré : disposition du livre VII du Code de droit économique issue de la loi du 19 avril 2014, en vigueur depuis le 1er avril 2015.
Délais de conservation et modalités de consultation : pages « Centrale des crédits aux particuliers » et « Informations pour les particuliers » du site de la Banque nationale de Belgique, et fiche « Le rôle de la Centrale des crédits aux particuliers » de Wikifin (FSMA), consultées le 9 octobre 2026. Mensualité et montant total dû de l'exemple représentatif calculés par la rédaction avec la formule d'amortissement constant et la conversion actuarielle du TAEG. Cet article décrit un dispositif légal belge à sa date de publication ; il ne constitue ni un conseil en crédit, ni une recommandation de produit ou de prêteur.